Login Accedi ^
Italiano
Registrati
Registrati su Weekeep! Trova i tuoi amici di Facebook, organizza i tuoi viaggi e visita oltre 1.000.000 eventi in tutto il mondo!
Accedi con Facebook
Accedi con Google+
Facebook Google+
X
RISULTATI
MAPPA
DETTAGLIO
$mapTile_Titolo
$mapTile_Immagine
$mapTile_Indirizzo
$mapTile_LastMinute
$mapTile_Durata
Località
Dormire
Mangiare
Offerte Speciali
Eventi
Mostra tutte le 7 categorieMostra meno categorie
Mostra tutte le 11 LOCALITAMostra meno località
Mostra tutte le 23 sistemazioniMostra meno sistemazioni
PREZZO : da € a
OSPITI :
CAMERE :
STELLE : da a
Mostra tutte le 13 categorieMostra meno categorie
Mostra tutte le 13 categorieMostra meno categorie

Pierre Clémenti / Trouer les murs (sur France Culture)

FRANCE CULTURE 116 avenue du Président Kennedy, Parigi, Francia
Google+

PIERRE CLÉMENTI / TROUER LES MURS

http://www.franceculture.fr/emission-l-atelier-de-la-creation-pierre-clementi-trouer-les-murs-2014-05-08

Par Philippe Bresson


Malgré une filmographie de plus de 70 films, si vous citez le nom de Pierre Clémenti aujourd’hui, on ne voit que rarement de qui il s’agit, mais si vous évoquez Marcel, le gangster aux dents en or de Belle de jour, alors l’image à la beauté tranchante de l'amant de Catherine Deneuve dans le film de Luis Buñuel revient immédiatement à l’esprit. Autre énorme succès populaire en France, Benjamin ou les mémoires d'un puceau de Michel Deville, ne passe plus depuis longtemps à la télévision – pour des raisons de droits – et n’existe même pas en DVD. Un film fantôme en quelque sorte.

Je devais avoir huit ou neuf ans lorsque j'ai croisé pour la première fois le regard de Pierre Clémenti sur un écran, celui noir et blanc de la Téléavia qui trônait dans le salon de mes parents. Je ne sais plus si j'ai d'abord vu Benjamin… ou Belle de Jour ; ce dont je me souviens c'est qu'il avait pour partenaire Catherine Deneuve dans les deux films et que c'est d'abord pour elle, la Peau d'âne de mon enfance, que j'ai insisté pour qu'on me permette, exceptionnellement, de voir au moins le début d'un programme au « rectangle blanc », c'est-à-dire jugé à l'époque comme pouvant présenter un danger pour la jeunesse par son caractère immoral ou choquant. A un âge où l'on joue à se reconnaître en imaginant toute sorte de possibles, l'apparition de cet acteur que je trouvais si différent des autres, au physique presque irréel – comme arraché à l'univers d'un conte ou d'une bande-dessinée – et qui plus est dans des films qui m'étaient à priori « interdits », fut pour moi particulièrement intrigante : je n'en avais pas encore conscience, mais je peux dire avec le recul que cette « forte impression » tenait aussi au fait qu'il ne renvoyait pas une image et une seule, mais que son image – curieusement – semblait pouvoir les contenir toutes : enfant et adulte, beau et effrayant, viril et féminin, léger et mélancolique, sombre et lumineux, angélique et cruel, prince et voyou, libre et prisonnier, inquiétant et familier... Tel le joueur de flûte de Hamelin, il ouvrait une voie : celle d'une multiplicité aussi infinie que le champ complexe du désir.

J'appris plus tard que le personnage qui avait marqué mon enfance était aussi réalisateur de films dits « expérimentaux », peintre ou musicien à ses heures et auteur d'un livre paru en 1973, Quelques messages personnels, dans lequel il retrace les épisodes essentiels de sa vie et revient sur les dix-sept mois qu’il a passés en prison à Rome, suite à son arrestation pour détention de drogues en juillet 1971. Dans une langue à la fois sobre et lyrique, il montre ce qu'il en est de la mutilation qu'impose la « condition pénitentiaire » et son témoignage est d'autant plus fort qu'il intègre l'expérience carcérale à une réflexion politique au sens large du mot.

Pour aller à la rencontre de Pierre Clémenti, j'ai choisi de m'entourer de Bulle Ogier, Marc'O, Jean-Pierre Kalfon, Jeanne Hoffstetter, Nicolas Frize, René Schérer, ainsi que d'anciens détenus hébergés provisoirement dans un centre thérapeutique pour personnes sortant de prison et confrontées à une addiction. J'ai en effet souhaité que ses « frères » – comme il le disait –, ceux qui comme lui ont souffert de l'isolement, de la solitude, de l'enfermement, de cette organisation d'une immense déviance qu'est la prison, s'emparent de ses mots ici et maintenant, en confrontation avec leur propre vécu. Ouvrir les portes. Avec lui. Avec eux. Ensemble. Trouer les murs.


Avec Arthur, Carlos, Elvira, Eugénia, Nacéra, Thierry, Yacine et ...

Marc’O est écrivain, chercheur, metteur en scène, dramaturge et cinéaste. Après avoir réalisé le film Closed Vision, présenté à Cannes en 1953 par Luis Buñuel et Jean Cocteau, il fonde le « Centre de théâtre et d’expérimentation du jeu de l’acteur » en 1960 à l’American Center à Paris. Marc'O écrit et met en scène des pièces associant la musique comme composante essentielle du théâtre et participe en cela à la naissance du « théâtre musical ».

Fondateur en 1960 de la compagnie « Théâtre 15 » où il est acteur et metteur en scène, Jean-Pierre Kalfon croise le chemin de Pierre Clémenti, à qui il demande de rejoindre la distribution d'une pièce qu'il est en train de monter. Les deux amis rejoignent ensuite la troupe de théâtre de Marc'O, aux côtés notamment de Bulle Ogier. Tous trois sont à l'affiche de la pièce Les Bargasses (65) et du spectacle Les Idoles (66), adapté au cinéma en 1967. Clémenti et Kalfon se retrouvent à l'écran en 1969 dans Le lit de la vierge de Philippe Garrel, ainsi que sur scène dans La tour de la Défense de Copi, en 1981.

Bulle Ogier est d’abord l’égérie d’un cinéma de contre-culture issu des années 60- 70, qui prend sa source dans les expérimentations d’avant-garde du collectif de Marc’O. Elle est à plusieurs reprises la partenaire de Pierre Clémenti dans les pièces que Marc’O écrit pour ses interprètes. Elle retrouve son partenaire de jeu et ami dans Le pont du Nord (81) de Jacques Rivette, avec également sa fille Pascale Ogier.

Jeanne Hoffstetter est journaliste et critique de théâtre. Elle a publié en 2006, Pierre Clémenti, roman, un livre consacré à celui dont elle fut l'amie et la confidente de 1987 à 1999, année de la disparition de Pierre Clémenti.

René Schérer est philosophe et professeur émérite à l'université Paris VIII. Il a publié de nombreux ouvrages consacrés à l'hospitalité, l'anarchisme, l'utopie, et consacré plusieurs études au philosophe Charles Fourier. Il est avec Guy Hocquenghem l'un des fondateurs du Front homosexuel d'action révolutionnaire (FHAR), en 1971. René Schérer a croisé la trajectoire de Pierre Clémenti au tout début des années 60.

Nicolas Frize est musicien et compositeur, fondateur en 1972 des « Musiques de la Boulangère », une structure qui met en oeuvre des dispositifs de création associant la participation de musiciens et d’interprètes amateurs ou professionnels, dans des lieux publics aussi divers que des écoles, des hôpitaux, des usines, mais aussi en prison où il intervient dans deux centrales pour longues peines depuis 1991. Il a bien connu Pierre Clémenti, avec qui il a notamment collaboré sur la bande- son du film New Old.


Merci à Nadine Hermand, Valentin Clémenti, Philippe Garrel, Francis Lecomte, Louis Robiche et à toute l'équipe du Centre Thérapeutique Résidentiel de Gagny.


Une émission de Philippe Bresson.

Archives Ina : Véronique Jolivet.
Équipe de réalisation : Lionel Quantin, Alexandre James et Bernard Lagniel.
Équipe de coordination : Inès de Bruyn, Alice Ramond et Irène Omélianenko.


Musique originale : Philippe Bresson – Arrangements : Philippe Bresson, Sébastien Maillet et David Granier. Musiques additionnelles : extraits de la B.O. de « New Old » – un film de Pierre Clémenti, « Bandiera rossa » chanté avec Anna Prucnal dans « Sweet Movie » de Dušan Makavejev, Brigitte Fontaine, Wolfgang Amadeus Mozart, Bobby Fuller Four, Georges Delerue, Ennio Morricone.


Bibliographie :

Jeanne Hoffstetter : « Pierre Clémenti, roman » (Denoël) / Pierre Clémenti : « Quelques messages personnels » (Folio)


Contacts / France Culture :

Responsables relations presse :

Claude-Agnès Marcel: 01 56 40 21 40/06 03 83 65 36 et Myriam Dacquin : 01 56 40 27 91
claude-agnes.marcel@radiofrance.com myriam.dacquin@radiofrance.com

Veniteci a trovare
dal 8 al 9 maggio 2014

Che Tempo fa

Recensioni

Caricamento...
Caricamento...
In questa zona i nostri Partner offrono: