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I sighed yellow | J'ai soupiré jaune // Shari Hatt + Peter Lloyd Lewis

Galerie Donald Browne 372, rue Sainte-Catherine Ouest, ch. 528, Montréal, Québec, Canada
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Galerie Donald Browne is proud to present recent work by *Shari Hatt*. Entitled "I sighed yellow", the exhibition pairs her work with that of British artist Peter Lloyd Lewis. Catherine Lord reveals the special relationship between these two artists in the following text.

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They told us to be careful, when walking in the woods, of elks in rut. Shari told me that if I used the treadmill in the gym that the elks would lie by the rocks outside and watch my efforts. Pete swore he had seen the grounds crew defend themselves against possessive bucks by dancing with a brightly colored open umbrella in each hand. I didn’t manage to catch either of these spectacles at the Banff Centre for the Arts residency that we shared about fifteen years ago. Perhaps they were having me on. If you’ve read this far, you will be thinking no doubt they were having me on. It is, after all, in their very different ways, what these two artists do. It’s why they were such close friends. A slight smile has always just escaped. A guffaw is barely audible around the corner. It was never clear which one sighed, and which one laughed.

Bombs in bloom. Pete hung the roundish canvases that were the beginning of this series in the Canadian fir trees for the edification of elks. Over the years, photographed and digitally tweaked, the paintings multiplied into prints, assholes whose luminescent hearts exude seduction, and not a polite seduction either, no worries there, but a heavily saturated neon psychedelic call to get on with it stripped down to one single improbable color surrounded by another single improbably complementary color shaded to make the gentlest suggestion of relief. Flat interior surrounded by confectionary squiggles, overpowering sweetness tubed around a surface so bright that it glares. It’s not clear that anything could actually penetrate this sort of mirror so why bother. Like assholes, each Blomb is different. Some hardly seem to belong to the same species, some could be brothers. Or aunties. Pete died before he and Photoshop could coddle into existence more than a hundred Blombs, but maybe he would have stopped anyway. He didn’t care for sentiment. Or maybe there would have been hundreds. Pete didn’t care for sentiment.

It could have gone either way.

Being an indoor sort of woman, Shari avoided the elks, and the firs. Instead, she recruited local dogs, photographing them like celebrities in a makeshift studio. Never mind the goofy smiles, the impossible tongues, the bedhead chic and the disingenuous eye contact. Perfectly lit against a bright green backdrop, the dogs themselves are scrutinized as a designer accessory, creatures invented by humans to make the most of drag for the long term. (No wonder a previous series involved the costumes in the Liberace Museum.) Naturally, then, this artist has now gone to colossal lengths to restage greeting card flower photographs from the 1950s and 1960s, causing them to hover between flora endowed with narcoleptic powers and bootleg fantasies of cutting gardens, bouquets culled from a cutting garden well tended in someone else’s property, lives stilled somewhere between a morgue and a dinner party.

Catherine Lord is an artist and writer who divides her time between Hudson, New York and Manhattan. She lives with wife Kim and George Eliot Sand, a poodle raccoon mix.


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La Galerie Donald Browne est fière de présenter les travaux récents de *Shari Hatt*. Intitulée «J’ai soupiré jaune», l’exposition regroupe ses œuvres et celles de l'artiste britannique Peter Lloyd Lewis. La relation particulière entre ces deux artistes est soulignée dans le texte suivant rédigé par Catherine Lord.

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Ils nous ont dit de prendre garde, lors de promenades dans les bois, aux wapitis en chaleur. Shari m'a dit que si je m’entrainais sur le tapis roulant au gymnase, les wapitis m’observeraient de l’extérieur, allongés près des roches. Pete a juré qu'il avait vu le personnel se défendre contre des mâles en dansant avec un parapluie aux couleurs vives dans chaque main. Je n’ai pas pu assister à ces spectacles lors de notre résidence partagée au Banff Centre for the Arts il y a une quinzaine d'années. Shari et Pete me menaient peut-être en bateau. Si vous avez lu ceci jusqu'ici, vous croirez sans doute qu’ils m’ont menée en bateau. Après tout, c’est ce que font ces deux artistes dans des manières très différentes. Et c'est d’ailleurs la raison pour laquelle ils étaient de si bons amis. Toujours un léger sourire venant de s’échapper. Un éclat de rire à peine audible dans le coin. Il n'était jamais clair lequel d’entre les deux soupirait et lequel riait.

Des bombes en fleurs. Pete accrochait ses toiles arrondies, marquant le début d’une série, sur les sapins canadiens en l’honneur des wapitis. Au fil des années, photographiées et numériquement retouchées, les peintures se sont multipliées en impressions, des orifices anaux dont les cœurs luminescents exsudent la séduction, non pas une séduction polie, pas de soucis de cet ordre, mais celle d’un néon psychédélique fortement saturé, réduit à une seule couleur improbable entourée d’une autre couleur improbable complémentaire, simple et ombragée, afin de formuler la plus douce des suggestions de soulagement. Un intérieur plat entouré de gribouillis de confiserie, douceur irrésistible autour d’une surface si brillante qu’elle éblouit. Il n’est pas clair si quoi que ce soit puisse en fait pénétrer cette sorte de miroir, alors pourquoi s'embêter. Comme des anus, chaque Blomb est différent. Certains ne semblent guère appartenir à la même espèce, certains pourraient être frères. Ou tantes. Pete est décédé avant que lui et Photoshop aient pu introduire dans l'existence plus qu'une centaine de Blombs, mais il aurait peut-être cessé de les produire de toute façon. Il ne se souciait pas des sentiments. Ou peut-être qu’il y en aurait eu des centaines. Pete ne se souciait pas des sentiments.

Cela aurait pu aller dans un sens comme dans un autre.

Étant plutôt une femme d’intérieur, Shari évitait les wapitis et les sapins. Au lieu de cela, elle recrutait des chiens locaux, les photographiant comme s’ils étaient des célébrités dans un studio de fortune. Qu’importent les sourires loufoques, les langues impossibles, les chics tignasses ou les regards malhonnêtes. Parfaitement éclairés sur un fond vert pâle, les chiens sont eux-mêmes examinés comme des accessoires de designers, créatures inventées par les humains et immortalisées dans leur travestissement. (Il n’est pas étonnant que la série photographique précédente de l’artiste incluait des costumes du Liberace Museum.) Cette artiste a aujourd’hui déployé des efforts colossaux pour revisiter les cartes de vœux des années 1950 et 1960 sur lesquelles apparaissent des fleurs photographiées, les faisant osciller entre flore dotée de pouvoirs narcoleptiques et expression de fantasmes, volonté de puiser dans des jardins bien entretenus des bouquets, vies immobilisées à quelque part entre une morgue et un dîner de fête.

Catherine Lord est une artiste et une écrivaine qui divise son temps entre Hudson, New York et Manhattan. Elle vit avec Kim, sa femme, et George Eliot Sand, un mélange entre un raton laveur et un caniche.

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dal 31 maggio al 5 luglio 2014

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